Emplois Hauts-de-France 2019 : créer son entreprise (13/13)

Qui a dit que monter son entreprise n’était réservé qu’aux chevronnés ? De plus en plus de jeunes se lancent dans l’aventure avec des dispositifs facilitant les démarches comme le statut d’étudiant-entrepreneur.

Créer son entreprise

De nombreuses créations en 2018

2018 a été une année record en matière de créations d’entreprises, avec près de 700 000 nouvelles sociétés (100 000 de plus qu’en 2017). Même tendance à la hausse dans les Hauts-de-France avec 5000 créations supplémentaires par rapport à l’année précédente (39 578 en 2018 contre 34 614 en 2017). L’âge moyen des créateurs d’entreprises ne cesse de diminuer depuis quelques années, passant de 38 ans en 2015 à 36 ans en 2018. La résultante de l’augmentation de la part des moins de 30 ans lançant leur boîte (37% de l’ensemble des créateurs d’entreprises). La plupart des écoles et établissements de l’enseignement supérieur entretiennent cette dynamique en proposant une aide et un accompagnement. Les dispositifs fourmillent ! À l’Université Catholique de Lille notamment avec son Institut de l’entreprenariat, qui a permis l’émergence de 47 entreprises depuis 2008, ou à l’Université de Lille avec le Hubhouse, un service dédié à la création d’activité. Autres exemples : Euratechnologies (numérique) et Eurasanté (médical), tous les deux basés en métropole lilloise, sont des viviers de start-up. Par ailleurs, parmi les 29 Pôles étudiants pour l’innovation, le transfert et l’entreprenariat (PÉPITE) qui existent en France, la région en abrite deux (Villeneuve d’Ascq et Amiens). Le dispositif propose un accompagnement, un soutien, une mise en réseau, un portage juridique, un espace de travail ainsi qu’une aide financière aux étudiants-entrepreneurs. Tout bachelier, étudiant ou jeune diplômé, âgé de moins de 28 ans et porteur d’un projet, peut prétendre au Statut national d’étudiant-entrepreneur (SNEE). Une fois ce statut obtenu, il est possible de passer un diplôme d’établissement étudiant-entrepreneur (D2E).

L’envie de créer est là !

La France terre d’entrepreneurs ? Souvent décriée à ce sujet, la création d’entreprises a pourtant le vent en poupe, notamment auprès des jeunes. Selon un sondage Ifop de novembre 2018, 36% des plus de 18 ans envisagent de se lancer. Et plus significatif encore, 59% des moins de 35 ans confessent avoir le projet de monter leur boîte. Le statut classique de salariés, qui s’accompagne souvent d’incertitudes liées au marché de l’emploi, de lassitude quant à la hiérarchie, n’a plus la cote. Alors que le goût pour l’entreprenariat reprend du galon, du jamais vu depuis 20 ans. Pour autant, entre envie et mise en pratique, il y a parfois un fossé. Principaux freins : les charges et impôts pesant sur l’activité, le risque financier et la complexité des démarches administratives. De nombreux écosystèmes de soutien existent pourtant. Pour certains organismes, la solution serait simplement d’offrir une meilleure visibilité de ces dispositifs afin d’accroître l’envie et rassurer les jeunes entrepreneurs.

Dans quels secteurs se lancer ?

Parmi les activités florissantes, le véganisme fait de plus en plus d’adeptes. Il faut donc répondre à la demande des quelque 42% de Français qui consomment régulièrement ou occasionnellement végétarien. Autre secteur porteur, la santé. Selon certaines études, le marché pèse aujourd’hui 11% du PIB mondial et devrait atteindre les 15% d’ici 2030. Les services aux personnes âgées doivent impérativement se développer face au vieillissement de la population. Il y a donc une porte grande ouverte pour se lancer dans « la silver économie ». Enfin, les nouvelles technologies offrent un potentiel gigantesque. Le développement de l’intelligence artificielle (robotique, objets connectés, logiciels…), le numérique avec notamment la technologie Blockchain (permettant le transfert sécurisé d’informations dématérialisées sans organe central de contrôle) ou encore la création de plateforme en ligne (tous domaines d’activités confondus) sont autant de débouchés vers lesquels se tourner au moment de préparer son projet d’entreprenariat.

Sébastien, fondateur et gérant de acheter-or-argent.fr

Parcours

« Après avoir obtenu le bac STMG, j’ai fait un DUT Techniques de commercialisation à Lens. Une fois le diplôme obtenu, j’ai fait une année à l’ISCOM à Lille puis quelques mois à l’ESPEME à Croix. Mais j’en avais un peu marre des études et je sentais que j’étais prêt à me lancer dans le grand bain. J’ai créé mon entreprise le 1er avril 2011. »

Métier

« Plus jeune, j’achetais des pièces et j’ai remarqué que l’argent prenait beaucoup de valeur. Je me suis dit que ce serait une bonne idée d’en faire mon métier. Je me suis donc lancé comme négociant en métaux précieux. Je propose des lingots et des pièces du XIXe siècle à nos jours. Toutes nos opérations se font sur Internet. Et ça marche bien ! Aujourd’hui, je compte 13 000 clients pour un chiffre d’affaires de 12 millions d’euros. »

Conseils

« Ce n’est pas évident de vivre de sa passion et lancer son entreprise. Il faut être courageux, rigoureux et ne pas compter ses heures. C’est un véritable investissement personnel. Avant de se lancer, il faut effectuer une bonne analyse du marché, et surtout toujours se fixer des objectifs. Cela permet d’avancer et d’obtenir des satisfactions lorsque l’on parvient à les atteindre. »


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