Les nouveautés 2019 dans les écoles d’ingénieurs des Hauts-de-France

Les écoles d’ingénieurs se doivent d’être toujours à la pointe des évolutions dans le monde du numérique, des nouvelles technologies, du développement durable… Régulièrement, elles adaptent leurs cursus pour répondre aux demandes du marché. Tour d’horizon des nouveautés dans les écoles de la région.

Ingénieurs


Centrale Lille

Centrale de LilleLe programme post-bac en 5 ans de l’Institut technologique européen d’entreprenariat et de management (ITEEM), rattaché à Centrale Lille et co-dirigé par la SKEMA Business School de Lille, s’ouvre, à partir de la rentrée 2019, au double-diplôme. Les élèves de l’ITEEM auront la possibilité d’intégrer, pour deux ans, le programme Grande École de SKEMA afin de développer leurs connaissances, y compris sur ses campus internationaux en Chine, aux Etats-Unis et au Brésil. Ils pourront ainsi bénéficier des parcours de spécialisations proposés par SKEMA Business School en Finance, Marketing, Management et Business & Stratégie.

De leur côté, les élèves de SKEMA titulaires d’un bac S, ayant validé leur 1ère année du Programme Grande École et issus de classes prépa, pourront suivre la formation ITEEM en 3ème année. Pour valider le diplôme, les étudiants devront mener à bien les trois dernières années du cursus ITEEM, incluant le stage de huit mois à l’international. Par ailleurs, le parcours de cette formation est enrichi puisque les élèves de 4ème année auront l’occasion de rencontrer des professionnels du coaching et des « soft skills » (compétences comportementales) afin de les aider à choisir le profil correspondant le mieux à leur projet.


CESI

CESI LilleLe CESI a fusionné ses deux écoles d’ingénieurs en septembre 2018. Pour la rentrée 2019, les futurs étudiants ne postuleront donc plus que dans un seul et même établissement.

Pour autant, les formations continuent de perdurer puisque cela se fera sous le format de choix de spécialités. À Arras, les élèves auront le choix entre les spécialités « ingénieur généraliste » et « ingénieur informatique ». À Lille, seule la spécialité « informatique » est proposée.


EILCO

ULCOL’École d’ingénieur du littoral Côte d’Opale (EILCO) propose, dès la rentrée prochaine, un bachelor en trois ans « Industrie et numérique ». La formation, admissible juste après le bac via Parcoursup (pour les lycéens issus des filières S et STI2D) se décompose en deux temps. Le Bachelor 1 et 2 s’effectuera à l’IUT de Saint-Omer en vue d’obtenir un DUT « Génie industriel et maintenance » (1800 heures de cours + 300 heures de projet + deux stages : 4 semaines à la fin de la 1ère année et 10 semaines à l’étranger à la fin de la 2e année). La troisième année (450 heures de formation + 450 heures en entreprise) se déroulera dans les locaux de l’EILCO à Calais. Les cours aborderont plusieurs concepts numériques (Big Data, cyber-sécurité, intelligence artificielle…), le domaine de la robotique, l’usine virtuelle, le pilotage industriel, le management…

Autre projet de l’EILCO, la création d’une filière d’ingénieur « Énergie et environnement » pour former les étudiants à des métiers en demande tels qu’ingénieur études, ingénieur en énergie, responsable environnement, chargé de mission énergies renouvelables… Ce nouveau cursus ne verra le jour qu’à partir de 2020.


ENSAIT

ENSAIT - RoubaixL’École nationale supérieure des arts et industries textiles (ENSAIT) de Roubaix poursuit son développement en matière d’innovations. Dans le cadre d’un nouveau programme, les formations classiques ou en alternance vont de plus en plus intégrer de nouvelles formes d’enseignement : la pédagogie par projet, du serious gaming (des jeux et quizz pour apprendre) dans les cours de non tissés et de management, de la simulation d’entretien, de l’apprentissage par problème (une technique issue du Canada)… « Nous devons nous adapter aux attentes des étudiants, en captant leur attention et en créant des temps d’interaction », relève Élise Ternynck, directrice de la formation. Pour accompagner ces innovations pédagogiques, l’établissement prévoit, pour la rentrée 2019, l’aménagement d’espaces de coworking afin de « permettre aux étudiants de travailler en groupe sur leurs projets, confirme Élise Ternynck. C’est une demande qu’ils nous ont faîte et que l’on a tout de suite pris en compte. »


ENSIAME

ENSIAMEDes nouveautés sont à prévoir à l’École nationale supérieure d’ingénieurs en informatique, automatique, mécanique, énergétique et électronique (ENSIAME) située à Famars, près de Valenciennes. Dans le cadre de l’intégration de l’établissement dans le groupe INSA, la direction annonce plusieurs nouvelles formations d’ici 2022. Deux sont déjà dans les tuyaux pour la prochaine rentrée et deux autres suivront en 2020. Mais pour le moment, l’école, rattachée à l’Université polytechnique Hauts-de-France (UPHF), attend la validation par la Commission des titres d’ingénieur (CTI) avant de communiquer sur le sujet.


ESCOM

ESCOMLa nouveauté du côté de l’École supérieure de chimie organique et minérale (ESCOM) de Compiègne, c’est l’ouverture d’un mastère spécialisé « Industrie du végétal ». Cette formation d’un an permet d’obtenir un bac +6 pour les étudiants en formation initiale (ayant validé un bac +5) mais est également accessible en formation continue pour les ingénieurs déjà en poste. L’industrie, ayant recours à la chimie végétal dans le développement de leur activité, est confrontée à des procédés qui évoluent fréquemment. L’ESCOM a donc pris le parti de proposer un cursus adapté à cette nouvelle réalité. La formation, qui démarre en janvier, se décompose en deux semestres : le premier consacré aux enseignements académiques (cours, projets, visites d’entreprises et conférences) de janvier à juin ; suivi ensuite d’un stage de six mois au bout duquel il faudra produire une thèse professionnelle.


HEI

HEIÀ partir de la rentrée 2019, HEI Lille lance un cycle international préparatoire en trois ans, accessible juste après le bac. L’inscription s’effectuant via Parcoursup. Cette formation en Sciences de l’ingénieur sera orientée sur le monde de l’entreprise de demain avec des cours dispensés uniquement en anglais. Plusieurs départs à l’étranger seront à prévoir : 9 mois les deux premières années ; la dernière année s’effectuera en intégralité dans une université anglaise. Les partenariats sont en cours d’établissement.


ICAM Lille

icamL’Institut catholique d’arts et métiers (ICAM) de Lille va lancer, pour les étudiants en dernière année de cycle d’ingénieur, un double diplôme en management. L’objectif est d’apporter un bagage supplémentaire aux futurs ingénieurs qui seront amenés à gérer des équipes et donc à intégrer le management dans leur fonction. Ce double diplôme se préparera en partenariat avec HEC Montréal ou avec l’Université de Laval.

L’autre levier actionné par l’ICAM est le renforcement des innovations pédagogiques avec un projet drone à effectuer tout au long de l’année et plus de sessions hebdomadaires d’apprentissage par résolution de problèmes.


IMT Lille Douai

IMT Lille DouaiLa direction de l’École Mines-Télécom IMT Lille Douai réfléchit en ce moment même à l’ouverture de nouvelles formations en alternance. Mais rien n’est encore officiel. Nous vous communiquerons plus d’informations lorsque l’école disposera de plus d’éléments.


ISA

ISA-LilleIl n’y aura pas de nouvelles formations pour l’Institut supérieur d’agriculture (ISA) de Lille, mais tout de même un aménagement à prévoir : désormais la formation d’ingénieurs pour la terre (post-bac) accueillera non seulement les bacheliers S, STAV et STL mais s’ouvrira aussi aux STI2D et aux ES option mathématiques.


ISEN

fusion-isa-isen-heiPas de grand bouleversement du côté de l’École d’ingénieurs de métiers du numérique (ISEN) de Lille mais quelques nouveautés à noter. Pour les bacheliers S, option Sciences de l’ingénieur, qui intègrent le cycle généraliste, une nouvelle option parcours robotique a été mise en place. « L’objectif est d’éviter de faire doublon lors des cours de remise à niveau, justement en Sciences de l’ingénieur, pour ces élèves qui ont déjà les connaissances et qui pouvaient s’ennuyer », précise l’établissement. Les élèves auront donc l’occasion de suivre des cours sur le modèle « learning by doing » (apprendre en faisant) en lien avec le monde de la robotique, avec un projet à réaliser qui sera présenté devant un jury d’enseignants et de professionnels en fin d’année.

Autre actualité, la spécialisation en cyber-sécurité, disponible à partir de la 4ème année du cursus d’ingénieurs, a reçu le label SecNumEdu de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) gageant de la qualité de la formation proposée par l’école d’ingénieurs lilloise.


Polytech’Lille

Polytech LilleÀ Polytech’Lille, un nouveau cycle en trois ans verra le jour à la rentrée 2019. La formation d’ingénieur « Géomatique et génie urbain » sera uniquement accessible en alternance sous statut apprenti ou statut formation continue.

Pourront y prétendre les étudiants issus d’une prépa scientifique, d’une licence 2 « Mathématiques », « Physique » ou « Sciences pour l’ingénieur », d’un DUT « Génie biologique », « Génie civil – construction durable », « Génie thermique et énergie », « Génie logistique et transport », « Informatique », « Mesure physique » ou « Science et génie des matériaux », ou encore d’un BTS « Bâtiment », « Enveloppe du bâtiment », « Métier des services à l’environnement », « Systèmes constructifs bois et habitat », « Systèmes numériques option informatique et réseaux » ou « Travaux publics ».

La formation se partagera entre temps en entreprise et formation théorique avec un socle commun (matières scientifiques, langues, sciences humaines, économiques, juridiques et sociales), des spécialités (ingénierie, urbanisme, CAO-DAO, géomatique) et un projet de fin d’études.


UniLaSalle

UniLaSalle BeauvaisUniLaSalle, dont l’un des campus est situé à Beauvais, propose, dès septembre 2019, une nouvelle organisation du parcours d’ingénieurs post-bac. L’objectif est d’offrir une plus grande souplesse aux nouveaux étudiants en leur laissant plus de liberté de choix. « Les étudiants ayant déjà une idée précise d’orientation peuvent choisir des enseignements dédiés à leur domaine de prédilection dès la première année. Ceux dont le projet d’études n’est pas encore bien défini pourront découvrir plusieurs secteurs d’activité avant de choisir leur domaine de professionnalisation en fin de 2ème année », précise l’école. En sachant que 50% de l’enseignement sera en tronc commun pour l’ensemble des formations.


UTC

UTCL’Université de technologie de Compiègne a lancé l’ « amphi sur mesure », réservé aux bacheliers intégrant le tronc commun. Ce sont des cours de 2h environ, ni obligatoires, ni créditants, mais qui ont pour objectif de combler certaines lacunes en mathématiques constatées par certains enseignants.

Autre nouveauté, le dispositif API (Activités pédagogiques d’inter-semestre) qui sera proposé en février et juillet. Ces activités, donnant lieu à des crédits, se déclineront sous la forme de cours en petits groupes, avec une approche d’enseignement différente (projet collaboratif). Les API durent entre 1 et 5 jours.

L’UTC propose également deux nouvelles unités de valeur : une UV de design acoustique (avec cours sur la perception du son, le fonctionnement des instruments de musique et de la voix, complétés par l’écoute, l’analyse et la création de sons de synthèse électroniques ou numériques, afin de comprendre leur structure) et une UV de bio-mimétisme (l’ingénierie inspirée du vivant).


On vous recommande

Laisser un commentaire

Veuillez compléter l'operation pour poster votre commentaire *

*champs obligatoires