Étudier en Belgique : on vous dit tout

Chaque année des milliers d’étudiants quittent la France pour la Belgique. Il faut dire qu’entre un large choix d’études et des frais de scolarité moindres, le plat pays a de quoi séduire !

Belgique


Le système belge

Au royaume de Belgique deux communautés d’enseignements cohabitent : francophone et néerlandophone. Dans la fédération Wallonie-Bruxelles (partie francophone), les établissements proposant des formations sont les Universités, les Hautes Écoles, les Instituts des arts ou de l’architecture. L’enseignement supérieur belge est calqué sur le système LMD (licence, master, doctorat), avec un grade de bachelier (bac+3), un master (bac+5) et un doctorat (bac+8). Parmi les filières, ce sont les universités Libre de Bruxelles, Mons, Liège, Namur, Saint-Louis et Catholique de Louvain (UCL) qui attirent le plus de français. À l’UCL par exemple, vous avez le choix entre une quarantaine de bacheliers dans des domaines très divers : droit, ingénieur, médecine, management, journalisme, science politique… Dans les hautes écoles, les études sont classées en huit catégories : agronomique, arts appliqués, économique, paramédicale, pédagogique, sociale, technique, traduction et interprétation. Les écoles supérieures des arts s’organisent autour de quatre domaines : arts plastiques, visuels et de l’espace; musique; théâtre et arts de la parole; arts du spectacle, techniques de diffusion et de communication. Les Instituts supérieurs d’architecture forme au métier d’architecte.

Polyglotte

La Belgique compte trois langues officielles : le néerlandais, le français et l’allemand. Dans la région de Wallonie et la ville de Bruxelles l’enseignement peut se faire en français, pour autant ne négligez pas les établissements des villes néerlandophones comme Anvers, Bruges ou Gand. Ils proposent tous des cursus de qualité parfois en anglais. De quoi donner une coloration internationale à vos études à seulement quelques kilomètres de la France. Vous pouvez aussi vous mettre au néerlandais !

Les études de santé

Longtemps, la Belgique faisait figure d’eldorado pour les étudiants français désireux de contourner le numerus clausus de la PACES (première année commune aux études de santé) ou éviter les concours d’entrée sélectifs des écoles paramédicales. Si la mise en place d’un tirage au sort et de quotas (en 2006 pour les études de médecine, dentaire, vétérinaire, kiné et 2013 pour l’orthophonie) avait mis un coup de frein à l’afflux des étudiants français, l’instauration d’un examen d’entrée en première année de médecine en 2017 marquait la fin d’une époque. Découpée en deux parties, cette épreuve écrite vise à évaluer les connaissances scientifiques des candidats avec des épreuves de chimie, biologie, physique et mathématiques. La seconde se concentre sur l’analyse critique de l’information (raisonnement, communication, éthique, empathie). L’an dernier, 3 376 candidats s’étaient présentés à l’examen, seuls 684 d’entre eux ont été retenus, soit un taux de réussite de 20,26% !

Les cursus artistiques

Les écoles supérieures d’es arts de Belgique sont très appréciées des étudiants français. La réputation des écoles supérieures des arts de Bruxelles, Liège et Tournai, la Cambre à Bruxelles, le CAD et l’Académie royale des beaux-arts d’Anvers n’est d’ailleurs plus à faire. À Saint-Luc plus d’un tiers des étudiants sont français. Parmi les nombreuses disciplines proposées : arts numériques, édition, publicité, dessin, architecture… La bande-dessinée et le graphisme sont les filières les plus prisées. Pas étonnant au regard de la renommée des belges (D’Hergé à Philippe Geluck) dans le monde très fermé de la bande-dessinée.

Les Business Schools

Solvay Business School, HEC Liège, Louvain School of Management… sont quelques-unes des meilleures écoles de management du pays. Leur rayonnement dépasse les frontières. Outre la qualité de ses enseignements et les nombreux labels (EQUIS, AACSB, AMBA…), ces établissements prestigieux affichent des frais de scolarité particulièrement attractifs : 835 € par an pour un bachelier contre 8 000€ en moyenne pour un bachelor à l’ESDHEM (SKEMA BS) l’IÉSEG, le EDHEC International BBA.

 

Le saviez-vous ?

 
Inscription
À la différence des établissements français qui recrutent généralement sur dossier ou concours, les inscriptions en Belgique sont plus souples (sauf la filière santé). Avant de candidater, n’oubliez pas de demander le CESS (équivalence du bac français). Cette démarche payante (200€) doit être réalisée avant le 15 juillet précédent la rentrée. Rens. equivalences.cfwb.be
Minerval
Si vous rejoignez les bancs d’une école belge vous devrez régler un minerval (droit d’inscription). Son montant varie en fonction de l’établissement (université ou Haute École) et du statut de l’étudiant (boursier, non boursier). Les étudiants français peuvent bénéficier de la bourse CROUS. www.crous-lille.fr – www.crous-amiens.fr
KOT
Les étudiants s’installent habituellement dans des logements partagés, surnommés « kots ». Le coût mensuel varie entre 150 € et 550€.
Reconnaissance
Vous avez obtenu un diplôme d’architecte, d’avocat ou de pharmacien en Belgique ? Pour exercer en France vous devrez passer par une commission ou un conseil de l’ordre, voire repasser un concours. Rens. ciep.fr/enic-naric-france

Romane copieTémoignage de Romane Ringot, 24 ans, master architecture à l’UCLouvain
« J’ai choisi d’étudier en Belgique pour de multiples raisons : la réputation des écoles qui n’est plus à faire, la proximité avec la France et surtout la pédagogie. À la faculté LOCI de l’UCLouvain de Tournai (ex Saint-Luc), les études d’architecture sont davantage artistiques. Attention, cela ne veut pas dire que la part des enseignements scientifiques est moindre, bien au contraire » prévient Romane. Une fois diplômée, elle devra demander à l’ordre des architectes une habilitation à exercer la maîtrise d’œuvre en son nom propre (HMONP) pour travailler en France.


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