Emplois Hauts-de-France 2019 : l’agriculture (3/13)

L’agriculture reste toujours l’un des secteurs clés de l’économie des Hauts-de-France. Deux tiers du territoire sont exploités à des fins agricoles. Côté agroalimentaire, la région se présente comme le premier pôle français, avec plus de 1400 entreprises implantées.

Agriculture

La région en bon élève

Les exploitations agricoles représentent 67% du territoire des Hauts-de-France, dont 58% de terres arables, ce qui fait de notre région le troisième pôle agricole le plus important de France. Près de la moitié de ces surfaces est dédiée à la culture de céréales, et notamment de blé tendre (le froment). Notre région se hisse à la première place en tant que productrice d’endives (90% de la production française), de petits pois (60%), de betteraves sucrières (50%), de pommes de terre ou encore de légumes destinés à la transformation.

Avec près de 27 500 exploitations réparties sur l’ensemble du territoire, les Hauts-de-France se présentent comme la région la plus pourvoyeuse d’emplois du pays : près de 44 000 dans le secteur agricole et plus de 52 000 dans l’agroalimentaire.

Notre territoire n’est pas en reste en ce qui concerne l’élevage : 45% des exploitations disposent d’un atelier d’élevage bovin (lait ou viande), volaille, porcin, ovin… Une entreprise agricole sur quatre possède des vaches laitières, dont 12% qui en ont fait leur spécialité, et deux marques sont estampillées aux couleurs de la région : Saveurs en or et Terroirs de Picardie.

L’agriculture représente 2,2% du total des emplois dans les Hauts-de-France. En matière de recrutement, le secteur reste en constante demande. Des cadres et des techniciens, notamment dans le domaine des matériels agricoles, sont recherchés. À noter également que depuis quelques années, l’agriculture se féminise. Environ 30% des exploitants sont des femmes, dont 18% sont cheffes d’exploitation.

Un secteur diversifié

L’agriculture compte neuf grandes branches professionnelles pour plus de 100 métiers différents : l’élevage ; la production végétale ; l’agroéquipement et le machinisme agricole ; le paysage, l’environnement, l’eau et la forêt ; l’agroalimentaire, le laboratoire et le contrôle qualité ; le commerce et la vente ; les services à la personne et au territoire ; les activités équines et hippiques ; sans oublier la pêche et l’aquaculture (le port de Boulogne-Le Portel est le premier port de pêche de France et le premier centre de traitement des produits de la mer d’Europe).

Les études pour accéder à ces métiers vont du CAP jusqu’au bac +8. Dans l’académie de Lille, 66 établissements proposent des cursus préparant à plus de 70 diplômes différents. Côté académie d’Amiens, on recense 31 lycées et centres de formation destinés aux études menant au monde agricole. À l’issue de ces formations, l’insertion professionnelle est excellente : 85% d’accès à l’emploi dans l’année qui suit, en restant travailler dans la région. L’alternance se présente comme un très bon moyen de se familiariser rapidement avec le métier, en alliant formation théorique et expérience sur le terrain.

L’agroalimentaire pèse lourd

L’industrie agroalimentaire (IAA) constitue l’une des principales richesses de notre territoire avec ses quelque 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel réalisé par les 1400 entreprises qui composent le territoire. Bien qu’elle ne représente que 2,5% du total des emplois en Hauts-de-France (avec tout de même 36 000 salariés), de grands groupes se présentent comme les fleurons de l’économie française : Roquette, Lesaffre (ses produits sont commercialisés dans 180 pays), Bonduelle, Leroux, McCain (une frite sur trois consommée en France est produite par l’entreprise), Herta, Nestlé… La région comptabilise près de 8% des effectifs nationaux de salariés travaillant dans l’agroalimentaire. À noter que le secteur recrute majoritairement des CDI à temps complet (+ de 90% des embauches).

Augustin, technicien en charge de la gestion des milieux naturels

Augustin Trouille

Parcours

« J’ai fait un bac pro Gestion des milieux naturels et de la faune au lycée agricole de Dunkerque. J’ai ensuite poursuivi en BTS en alternance de Gestion et protection de la nature à la maison familiale et rurale de Rollancourt (dans le Pas-de-Calais). J’ai commencé l’apprentissage le 1er septembre 2017 au conservatoire des espaces naturels de Picardie. C’est une association basée à Dury, près d’Amiens. Mon contrat court jusqu’au 31 août 2019. »

Métier

« En moyenne, j’alterne deux semaines de cours et deux semaines de terrain. Je travaille au service technique qui est en charge de la gestion et de l’entretien des espaces naturels. Notre mission est de préserver la faune et la flore sur tous les sites picards. Tous les jours, je suis sur le terrain. J’arrive à 8h pour préparer le matériel et l’on part sur les chantiers. Sur place, mes missions sont le débroussage, la fauche, la pose de clôture, l’entretien des pâturages… C’est quelque chose que j’ai toujours souhaité faire. On se sent utile et à la fin de la journée, on voit concrètement le travail accompli. »


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