Des stages inédits pour les étudiants de médecine et de pharmacie

Les facultés de pharmacie et de médecine de Lille vont proposer des stages croisés où les internes en médecine passeront deux jours en officine et les étudiants en pharmacie, deux jours en cabinet médical. Objectif : favoriser l’interprofessionnalité !

Pharmacien

L’expérimentation est inédite ! La faculté de pharmacie de Lille et la faculté de médecine Henri Warembourg, toutes deux rattachées à l’Université de Lille, vont proposer des stages d’observation de deux jours à destination de leurs étudiants respectifs. Les futurs pharmaciens iront observer la vie d’un médecin généraliste en cabinet médical. Les internes en médecine pourront découvrir l’univers d’une officine. « L’idée est de développer les échanges entre professionnels du monde médical et favoriser l’interdisciplinarité », avance Didier Gosset, doyen de la faculté de médecine de Lille.

Découverte de l’autre

Chacune des deux professions, se trouvant « au cœur de la prévention et de la gestion des risques », doivent « apprendre à se connaître et se décloisonner pour faciliter les échanges », souligne le doyen. « De nombreux médecins ont leur propre protocole et leurs pratiques systématisées, remarque Stéphane Bruhier, chargée de communication à la faculté Henri Warembourg. Ces stages permettront aux futurs généralistes d’être plus au fait des nouveaux médicaments qui existent sur le marché. » Ce sera également l’occasion « de découvrir les métiers de préparation, les problématiques d’approvisionnement et toutes les professions qui exercent en officine. »

De leur côté, « les pharmaciens découvriront ce que sont les consultations, la hiérarchisation des actes, comment le médecin construit son ordonnance ainsi que tout ce qui touche aux soins à domicile », détaille Didier Gosset.

Un dispositif inédit en France

Pour cette première année de test, ces stages de deux jours, qui se dérouleront tout au long de l’année à la convenance des pharmacies et des cabinets, s’appliqueront à 100 étudiants de 6e année de pharmacie et à 400 internes en médecine répartis en 1ère et 2e année. « À terme, ce ne seront que les étudiants de 1ère année d’internat qui seront concernés. Mais pour la première, nous ne souhaitions pas léser les étudiants passés en 2année », précise le doyen.

Le dispositif n’était pour le moment qu’à l’étape de réflexion dans les différentes facultés françaises. L’Université de Lille a souhaité franchir le pas. « Il y a eu quelques expérimentations, mais jamais à cette échelle. Notre volonté est de pérenniser ces stages », aspire le représentant de la faculté de médecine de Lille.

Mise en place dans les plus brefs délais

Pour le moment, il n’existe pas de convention à proprement parlée définie par le ministère. « Nous avons dressé un cadre réglementaire et proposé une convention signée par les deux doyens des facultés ainsi que par les présidents des conseils régionaux de l’ordre des pharmaciens et de l’ordre des médecins. »

À l’origine, les stages croisés devaient démarrer dès la rentrée 2019, mais Didier Gosset espère les lancer rapidement : « dès que tout sera en place, nous les proposeront. »


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