Quand le numérique se met au service de la santé !

Yncréa Hauts-de-France s’est associé à SMMIL-E, un programme de recherche supporté par le CNRS, les universités de Tokyo et Lille et le Centre Oscar Lambret, pour créer la chaire « Numérique et Sciences de la vie ». Objectif : développer l’enseignement de l’intelligence artificielle et des microsystèmes dans le domaine de la santé.

(De gauche à droite) Thierry Occre, directeur chez Yncréa ISEN Lille, Dominique Collard, directeur de recherche au CNRS et Andreas Kaiser, directeur Recherche et innovation chez Yncréa Hauts-de-France, présentaient la nouvelle chaire

(De gauche à droite) Thierry Occre, directeur chez Yncréa ISEN Lille, Dominique Collard, directeur de recherche au CNRS et Andreas Kaiser, directeur Recherche et innovation chez Yncréa Hauts-de-France, présentaient la nouvelle chaire « Digital systems & Sciences life » (Numérique et Sciences de la vie).

Les perspectives sont ambitieuses et très prometteuses. La chaire « Digital systems & Sciences life » (Numérique & Sciences de la vie), créée par Yncréa Hauts-de-France (qui regroupe les écoles d’ingénieurs lilloises HEI, ISA et ISEN) en association avec le programme de recherche franco-japonais SMMIL-E, a l’ambition « de marier le monde du digital avec les nouvelles sciences liées à la biologie, définit Dominique Collard, directeur de recherche au CNRS et titulaire de la chaire. Cela constitue des approches originales pour améliorer le diagnostic et le suivi du patient dans différents types de pathologie. »

L’idée est, d’une part, utiliser l’intelligence artificielle pour traiter avec une plus grande efficacité le « big data » (les mégadonnées) afin d’optimiser les techniques de mesure. D’autre part, développer les BioMEMS (microsystèmes pour la biologie et la santé) pour améliorer les techniques de reconstruction cellulaire. « La conjoncture nous est favorable, souligne le chercheur. Les évolutions des technologies sont rapides et prometteuses. L’objectif est de les faire intervenir au sein de plusieurs disciplines, ce qu’on appelle l’interdisciplinarité, afin de créer de nouveaux domaines d’activité, de nouveaux métiers. »

Les jeunes entreprises regroupées au sein d’Eurasanté bénéficieront, grâce à cette nouvelle chaire, d’un accompagnement technologique leur permettant de mûrir l’ensemble de leur projet. Et il y aura, en amont, le développement et le renforcement de cursus scolaires en lien avec le numérique et la santé, formant de la main d’œuvre qualifiée déjà ancrée dans l’état d’esprit insufflé par « Digital systems & life sciences ». « Nous souhaitons emmener les étudiants vers ces formations pour qu’en découle un vivier de créations de start-up en lien avec cet enjeu majeur », précise Thierry Occre, directeur général chez Yncréa ISEN Lille.

Cette chaire a pour finalité de « contribuer à résoudre des défis colossaux dans les secteurs de la santé, de l’alimentation, des sciences… D’ici 30 à 50 ans, on comptera deux milliards d’habitants en plus sur la planète. La température moyenne de la Terre augmentera de 1,5°C. La réflexion autour de ces défis de demain doit être menée dès aujourd’hui. Voilà l’objectif affiché de cette chaire », conclut le directeur de l’ISEN.

La chaire se chiffre autour de 200 000 euros par an, financée par les partenariats établis et par des fonds propres, et aspire à créer trois à quatre start-up chaque année, implantées au sein d’Eurasanté.

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