Le premier hackathon franco-néerlandais à Lilliad

MEL Hackathon Franco-néerlandais

Prenez un lieu cosy, ajoutez une trentaine d’étudiants français et néerlandais âgés de 18 à 30 ans, une thématique d’actualité, laissez infuser tout ça pendant 48 heures et vous obtenez le premier hackathon franco-néerlandais organisé par la MEL, à Lilliad, la bibliothèque high-tech de l’Université de Lille 1.

Renforcer les liens entre les étudiants

Porté par le Réseau Franco-Néerlandais chargé de la collaboration entre les deux territoires, les 30 étudiants répartis en cinq équipes ont planché sur un thème d’actualité : « Comment refonder un territoire européen entre la Métropole Européenne de Lille et les villes néerlandaises voisines ? » Pendant deux jours, ils ont imaginé les solutions de demain pour valoriser et renforcer les liens entre la métropole et le territoire sud des Pays-Bas, inciter les échanges et la mobilité des étudiants nordistes entre deux régions proches géographiquement (200 km) mais qui ont trop souvent tendance à s’ignorer. Christiaan Seemann, chargé de mission pour le Réseau franco-néerlandais installé dans les bâtiments de l’Université de Lille 3, explique ce paradoxe : « Il y a une espèce de préconfiguration qui fait que les Néerlandais qui veulent venir en France vont directement à Paris ou au soleil. Et inversement, les Français vont à Amsterdam, Rotterdam et pas forcément dans les villes comme Tibourg, Den Bosch etc. »

Ça faisait partie du challenge de ce hackathon, de dépasser les barrières de la langue et de la culture

Amine et Marion, tous deux doctorants, le premier en génie civil, la deuxième en art visuel ont ainsi travaillé sur la collaboration possible entre Lille et Breda (au sud des Pays-Bas) : « Notre idée c’était d’organiser une résidence transfrontalière en impliquant des étudiants français et néerlandais en arts, les envoyer chacun dans le pays de l’autre, et d’avoir une action artistique locale », expliquent-ils. Une réflexion menée principalement en Anglais, même si le Français et le Néerlandais se sont parfois invités : « On avait une équipe mixte, avec trois langues. C’était très drôle de changer de langue, raconte Larissa, cette étudiante néerlandaise à Sciences Po Paris. Ça faisait partie du challenge de ce hackathon, de dépasser les barrières de la langue et de la culture. » Marion confirme : « Le challenge, c’était aussi d’arriver à travailler avec des gens qu’on ne connaît pas. » Une réussite unanime de l’avis de tous qui devrait appeler d’autres éditions.

Crédit photo : ©MEL/AlexandreTRAINEL


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